Au quotidien nous conseillons beaucoup de personnes relativement à des problèmes d’immigration : demandes refusées, déclarations fausses ou inexactes, délais expirés, mesures d’expulsion, etc.
Malheureusement, ces problèmes sont dus en majorité à des erreurs qui auraient pu être évitées facilement.
Voici les 7 erreurs les plus communes qui pourraient compromettre vos projets d’immigration au Canada.
Erreur # 1. Sous-estimer les vertus d’une bonne préparation
Une immigration réussie ne s’improvise pas. C’est une évidence mais il est certain que beaucoup d’immigrants manquent d’un plan bien défini pour atteindre leurs objectifs.
Avant de se mettre à remplir les formulaires de demande de permis et visa, tout futur immigrant doit définir un projet réfléchi prenant en compte ses souhaits, sa situation personnelle et ses finances.
Premièrement, il faut savoir si on entend s’établir de manière temporaire ou permanente. Deuxièmement, il faut savoir ce qu’on vient faire au Canada : étudier, travailler, faire des affaires, visiter. Puis, il faudra vérifier la faisabilité du projet : quelle est ma situation financière, mon objectif de carrière, la probabilité d’obtenir un emploi dans mon domaine de formation, la viabilité d’une opportunité d’affaires etc.…
Il est important que cette évaluation soit la plus réaliste possible.
Sans un plan bien défini il est facile de se tromper dans le choix des programmes qui existent au Canada ou de succomber à la tentation de miser sur des solutions ou des rafistolages de court terme au péril du succès d’un projet d’immigration à long terme.
Enfin, ne vendez pas vos propriétés, ne quittez pas votre emploi et n’envoyez pas vos meubles et effets personnels au Canada avant que vos demandes d’immigration ne soient approuvées!
Erreur # 2. Fournir des informations inexactes ou incomplètes dans les formulaires et déclarations
Comme l’affirment les autorités gouvernementales du Canada sur leurs sites internet, toute l’information sur les procédures d’immigration est disponible en ligne et peut être consultée facilement.
Certes, il n’est pas nécessaire de recourir aux services d’un professionnel qualifié pour préparer correctement une demande d’immigration.
Cependant, parmi les causes les plus courantes de refus et de retard dans l’examen des demandes d’immigration, il y a les erreurs lors du remplissage des formulaires, le manque de pièces justificatives et l’inobservation des conditions de fond et de forme (copies certifiées, traductions etc.…).
La préparation adéquate d’un dossier de demande d’immigration requiert le respect rigoureux d’un nombre important de règles et de conditions dont la complexité ne doit pas être sous-estimée.
Pour éviter les problèmes inhérents aux demandes d’immigration mal faites, recourir aux services d’un représentant autorisé même de manière ponctuelle est souvent la meilleure solution.
Erreur # 3. Manipuler, cacher ou fausser l’information
Faire de fausses déclarations dans une demande d’immigration pourrait compromettre sérieusement un projet d’immigration au Canada. Selon les autorités canadiennes d’immigration, faire de fausses déclarations est une infraction aussi grave que de commettre une fraude.
De manière générale, une personne se rend coupable de fausses déclarations si elle manipule, cache, fausse ou omet de dévoiler des renseignements pertinents à l’analyse de sa demande d’immigration. Par exemple, le fait de transmettre des renseignements erronés sur son état civil (célibataire, marié ou divorcé), sur le fait d’avoir des enfants, sur les raisons qui motivent votre visite au Canada, sur les manquements passés à la loi d’immigration ou sur l’existence d’antécédents criminels, pourraient vous attirer de graves problèmes.
La loi sanctionne très sévèrement les personnes reconnues coupables d’avoir fait de fausses déclarations. Cette infraction pourrait conduire au rejet d’une demande d’immigration ou à la révocation d’un permis temporaire, de la résidence permanente et même la perte de la citoyenneté canadienne. De plus, les personnes reconnues coupables d’avoir fait de fausses déclarations pourraient se voir interdire l’entrée au Canada, et ce, de manière temporaire ou permanente.
Même sans l’avoir fait exprès, soit par oubli ou par inadvertance, le simple fait que les renseignements contenus dans une demande d’immigration soient inexacts pourrait coûter la réussite de votre projet d’immigration.
Erreur # 4. Ne pas respecter les conditions des permis ou des normes légales
Chaque statut migratoire impose des obligations légales dont le strict respect peut influencer le succès du projet d’immigration.
Par exemple, le statut de visiteur et les permis de travail et d’études sont limités dans le temps. Ainsi, si le renouvellement ou la modification n’est pas demandé avant l’expiration du statut, l’immigrant devra quitter le Canada.
Dans le cas d’un permis de travail “fermé” (limité à un employeur spécifique), si l’immigrant est congédié ou démissionne, il ne pourra plus travailler pour un employeur différent sans savoir obtenu un nouveau permis.
Le titulaire d’un permis d’études devra bien suivre son cursus. Si un étudiant n’assiste pas assidûment à ses cours ou à son programme d’études, il ne remplira pas les conditions de son statut.
Pour sa part, le statut de résident permanent est soumis à l’obligation de résider effectivement au Canada pendant 2 ans au cours des 5 dernières années. A défaut, la résidence permanente pourra être révoquée.
Il est important de ne pas prendre à la légère les conditions prescrites dans les permis ou dans les lois sous peine d’avoir des conséquences graves ou de ruiner pour toujours un projet d’immigration.
Erreur # 5. Se marier pour résoudre un problème d’immigration
Plusieurs personnes croient que le mariage est la solution idéale à leurs problèmes d’immigration. Certaines en sont tellement convaincues qu’elles se marient et cherchent ensuite un représentant pour commencer les procédures d’immigration.
Or, ceci constitue aussi une erreur. Le seul fait de se marier avec un citoyen canadien ou avec un résident permanent ne suffit pas à garantir le succès d’une demande de parrainage dans la catégorie des époux.
De manière générale, les lois canadiennes favorisent le regroupement familial par l’entremise du programme de parrainage dans la catégorie des époux. Le parrainage permet aux personnes mariées d’obtenir la résidence permanente et de s’établir ou de rester vivre au Canada avec sa tendre moitié.
Cependant, le mariage ne suffit pas à réussir une procédure de parrainage. Il faut aussi, notamment, que le mariage soit authentique. En d’autres mots : se marier pour les papiers, ce n’est pas la solution.
Erreur #6. Sous-estimer l’importance de la langue
Au Canada, il y a deux langues officielles : le français et l’anglais. Dans la province de Québec, une bonne connaissance du français est essentielle afin de pouvoir qualifier dans la majorité des programmes d’immigration offerts dans cette province. On peut en dire de même pour la langue anglaise et les programmes d’immigration offerts dans le reste du Canada.
De plus, des exigences d’équité requièrent que même ceux dont la langue maternelle est le français ou l’anglais réussissent des tests dans leur propre langue.
Toutefois, plusieurs personnes sous-estiment l’importance des deux langues officielles au moment de planifier leur projet d’immigration. Ce problème est plus fréquent chez les entrepreneurs, les investisseurs et les candidats au parrainage, puisque ces programmes n’exigent aucune connaissance linguistique particulière. Par conséquent, les gens tendent à sous-estimer l’importance des langues.
Pourtant, une bonne connaissance du français ou de l’anglais est essentielle afin de pouvoir interagir avec son environnement, trouver un emploi, se lancer en affaires, aider ses enfants à faire leurs devoirs scolaires, obtenir la citoyenneté canadienne, etc.
En d’autres mots, les langues sont surtout importantes en vue de réussir son intégration et avoir une meilleure qualité de vie, et ce, peu importe la province canadienne choisie. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance des langues officielles.
Erreur # 7. Se fier à des conseillers non qualifiés
Une des erreurs les plus courantes est de se fier aux recommandations d’amis ou de connaissances, à l’information publiée sur les forums, les réseaux sociaux et aux réponses des agents du centre d’appel des autorités d’immigration.
Les commentaires sur les forums et les réseaux sociaux peuvent être anciens ou correspondre à des situations exceptionnelles, les lois et règles d’immigration changent fréquemment et l’information peut ne plus être à jour.
Il est possible que les agents d’Immigration, Refugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) soient consultés plusieurs fois et d’obtenir des réponses différentes voire contradictoires sur le même point. Le problème est la manière dont l’agent comprend la question qui lui est posée.
La mission de ces agents est de donner une information générale sur les programmes d’immigration ou de répondre aux questions sur l’état d’avancement d’un dossier particulier. Leur rôle n’est pas de donner un conseil juridique. En les interrogeant, il est important d’éviter tout malentendu sur le sens de la question et de ne pas sous-entendre la réponse qu’on désire obtenir.
Le mieux est de toujours se faire confirmer l’information par un professionnel fiable. Il ne faut pas oublier que chaque situation est différente. Un conseil peut être bon pour l’un mais pas pour l’autre.
Au moment de consulter un professionnel, il est toujours recommandé de vérifier ses compétences. Au Canada, seuls les avocats, les notaires (au Québec) et les conseillers en immigration autorisés peuvent offrir légalement une assistance rémunérée en matière d’immigration.
Cela vaut aussi pour toutes les autres questions juridiques auxquelles peuvent être confrontés les immigrants. Au moment de recourir à de l’assistance sur des questions de droit des affaires, de droit du travail, de droit de la famille, fiscal ou de succession, il est toujours préférable de consulter des professionnels qualifiés dans ces matières.